Vendredi 27 juin 2008
Fishy tales (histoire suspecte, fish veut aussi dire poisson), bon jeu de mot anglais d'un chroniqueur de the economist (journal britannique libéral) sur les revendications des pêcheurs qui non content de ne payer aucune taxe et de recevoir plein de subventions veulent qu'on leur donne encore plus d'argent.
L'éditorial est assez bien fait:
http://www.economist.com/world/europe/displaystory.cfm?story_id=11534582

Pour la traduction, désolé si elle est un peu trop littérale et qu'elle ne soit pas grammaticalement correct mais l'éditorial est dur à traduire à cause du style employé qui est soutenu et très littéraire et aussi, le vocabulaire de la pêche m'est assez étranger.

Charlemagne

Fishy tales

Le 12 juin 2008
De l'édition imprimée de the Economist

Les gouvernement européens doivent ignorer les revendications des pêcheurs— dans l'intérêt de l'industrie de la pêche


Illustration de Peter Schrank

Il est dur d'entendre des arguments rationnels sous le vacarme des verres brisés, des canons à eau et d'une voiture en train d'être retourné. heureusement, les pêcheurs qui ont récemment manifesté devant la commission européene pour se plaindre des prix du carburant n'ont maintenu qu'unesimple liste de griefs (avant que les protestations ne se délitent dans l'habituel charge à coups de batons et fasse volet en éclats les fenêtres du bâtiment de la commission).

Les pêcheurs sont en grève,marchant sur les capitales et bloquant les ports de toute l'Europe. En général, ils veulent trois choses. Premièrement, ils veulent des subventions pour réduire les prix du diesel marin de 40% voir plus. Deuxièmement,ils veulent des quotas plus larges pour attraper plus de poissons. Et troisièmement, ils se plaignent de ne plus pouvoir assurer leurs coûts qui vont croissant. Ils rendent responsable les importations bon marché (qu'ils veulent contrôler) and le système de vente de la pêche pratiquées dans les enchères sur le quai, qui d'après eux donnent trop de pouvoir aux acheteurs (ils veulent une enquête sur ces derniers).

A une exception près, toutes ces idées sont détestables. Un représentant des pêcheurs à Bruxelles a déclaré que seul un pétrole moins chers  pouvaint donner à l'Europe une  “industrie de la pêche viable”. La vérité est complètement à l'opposé. En effet le diesel marin est déjà subventioné parce qu'il est détaxé. Plus de subventions réduirait déjà la maigre chance pour l'Europe d'avoir enfin une industrie de la pêche viable. Augmenter les quotas serait encore pire. D'après la commission 88% des réserves de l'UE sont "surpêchés", à comparer avec une moyenne mondiale de 25%. Et contrôler les importations n'aurait pas de sens. La plupart des poissons consommés dans l'UE sont importés, et cela restera ainsi, cela fait depuis longtemps que la demande est supérieure aux ressources internes de l'UE.

Il serait irresponsable pour les gouvernements européens de céder à ces demandes. Malheureusement, quand il s'agit des pêcheurs, les gouvernements européens ont montré une lâcheté abjecte depuis des années. Cette industrie a une influence politique supérieure à sa taille(Vous pourriez faire asseoir tous les patrons de bateau de pêche d'Europe dans un seul stade de foot). Ceci pour des raisons diverses: la pêche est concentrée dans les régions cotières avec peu d'autres métiers évidents; quelques pêcheurs sont préparés à des manifester violemment pour des fins politiques; Ils font tous un métier romantique à l'allure dangereuse. Un gouvernement qui résiste face aux pêcheurs semble malveillant pour des millions d'électeurs qui n'ont jamais touché de filets de leur vie.

Voici quelques choses que les ministres de la pêche n'ont pas le courage de dire en public . Actuellement, il y a peux de bateaux de pêche, mais cela ne signifie pas que les pêcheurs sont en voie d'extinction. Aujourd'hui les bateaux sont plus performants, avec des moteurs, des coques et des filets plus efficaces ainsi que des engins électroniques qui les mènent droit vers les poissons. En général, il y a 2% de bateaux "technologiquement obsolètes" par an. Et même si les résèrvres de poissons étaient stables (which they are not), l'Europe aurait besoin de se débarasser beaucoup de bateaux chaque année pour maintenir une industrie de la pêche viable.

Au lieu de cela, ils ont fait l'opposé, ils soutiennent les flottes qui sont entre 20 et 60% trop grandes . Et trop de gouvernements ont quand même essayé de redresser ce cercle en faisant pression pour augmenter les quotas. Ce qui a enfermé les pêcheurs dans une spirale suicidaire. Des décennies de prises décroissantes ont incité les pêcheurs: à voyager plus pour remplir leurs cales: Une raison pour lesquelles les pêcheurs espagnols détestent le pétrole cher est qu'ils naviguent au delà des eaux de l'UE.

Partout dans le monde, les bateaux consomment plus de fuel et les réserves de poissons décroissantes en sont “le moteur principal”, d'après Peter Tyedmers, un économiste à la Dalhousie University au Canada. Les registres de pêche de la Nouvelle Ecosse [province du Canada] qui remontent jusqu'aux années 1930 montre que les bateaux d'aujourd'hui consomment quatre fois plus de carburant pour attraper une tonne de poisson, alors que les moteurs sont beaucoup plus efficace. La plupart des pêcheries qu'il a étudié consomme plus de fuel qu'il y a 50 ans.

Ce sont des questions de commodité. Au Canada, les pêcheurs de hareng peuvent n'utiliser que 30 litres par tonne de poissons pêchés seulement, parce qu'ils jettent les filets plus près de chez eux (c'est une pratique si bon marché que le hareng est utilisé comme un appas pour le homard). Les pêcheurs de Hareng européens consomment 100 litres par tonne, même s'ils utilisaient la même (très économique) technique en jetant une senne coulissante autour d'un banc de poisson. C'est aussi un problème de méthode de pêche. Un chalutier qui tire un filet lourd ou remorquer de longues lignes avec des crochets pour attraper le thon par exemple consomme beaucoup de carburants: Des chiffres comme 3 000 litres de fuel par tonne de poissons sont fréquents .

Beaucoup de flottes européennes sont formées par des choix d'affaires pris quand le diesel était bon marché. Les plus gros chalutiers peuvent fonctionner avec un équipage de seulement 20 persobbes: essentiellement parce qu'ils ont substitué du carburant par du travail. Les Néerlandais ont quelques chalutiers qui sont parmi les plus efficaces au monde pour attraper le poisson plat, en termes de tonnes prises par un navire en un jour—mais ils consomment du fuel à un taux effrayant. A la différence des pêcheurs français et espagnols qui demandent des subsides, Les pêcheurs hollandais savent qu'une telle aide n'est pas sur la table, dit Albert Vermue,directeur de la pêche pour le gouvernement néerlandais. “Subventionner le carburant n'attaque pas le problème à la racine,” dit-il. Les pêcheurs devraient plutôt trouver des manières différentes de pêcher.


Connivence sur le quai

Et la seule exception dans cette liste de propositions horribles? Il vaut peut être la peine d'examiner pourquoi les prix du poisson ont diminué en dépit des coûts croissants. En partie parce que le poisson sauvage est facilement remplacé, privant les pêcheurs de puissance marchande. Quand le poisson européen devient plus cher, les consommateurs peuvent changer pour le panga (poisson-chat) ou le tilapia qui viennent d'Asie, ou simplement acheter du poulet. Mais il y a aussi une bouffée de connivence parmi de grands intermédiaires à quelques ventes aux enchères européennes.

Les pêcheurs devraient être capables de facturer les frais pour leur poissons, mais beaucoup trop perdent de l'intérêt une fois que la pêche est débarqué, d'après un fonctionnaire. Un peu plus de collaboration parmi des pêcheurs en commercialisation et en étiquettant leurs produits de manière conjointe pourrait améliorer ça. Mais les pêcheurs sont chasseurs et individualistes par nature , dit-il; Il est même de dur de faire coopérer des frères d'une même famille de pêcheurs.

Les pêcheurs européens (et leurs descendants) peuvent encore avoir une industrie de la pêche viable. Mais pour en créer une il faudra ignorer leurs demandes d'aides. Le problème est que les coûts élevés du carburants sont structurels, donc une aide temporaire ne fera qu'ajourner la douleur des douleurs dues aux changements. Cela restera vrai, et peu importe combien le nombre de voitures renversées ou de fenêtres brisées à Bruxelles.

fin


    D'après un article (1) de the observer (journal britannique de gauche), paru dans courrier international, qui a envoyé une journaliste pour aller voir la situation en Espagne plus précisemment sur le marché La Boqueria  à Barcelone, la majorité des poissons que l'on trouve sur lesont beaucoup trop jeunes. Les maquereaux par exemple n'avaient que la moitié de la taille requise (qui est de 34 cm) et l'on trouvait 10 espèces à éviter d'après le MCS [Marine Conservation Society]: le colin, l'espadon, la lotte, le thon rouge et le cabillaud. Et en plus, un tiers des captures soit 32 millions de tonnes par an est rejetée à la mer.
Ensuite, les pêcheurs ne prennent plus leurs poissons dans les eaux européennes presque complètement vidées mais plus au Sud, en Afrique. Les conséquences économiques et écologiques sont catastrophiques, lisez cet extrait de l'article:
Depuis 1982, l’Union européenne négocie des accords de pêche avec une série de pays africains. En 2002, un rapport de l’UE révélait qu’au Sénégal la biomasse des poissons avait diminué de 75 % en quinze ans. Cela n’a pas empêché Bruxelles de négocier la même année des accords de pêche concernant le thon et des espèces de fond au large du Sénégal pour une durée de quatre ans, pour une contrepartie financière de 16 millions d’euros seulement par an. En 2006, l’UE a obtenu de la Mauritanie des droits de pêche pour 43 gigantesques bateaux-usines, moyennant 86 millions d’euros par an. D’après les estimations, ces accords auraient privé d’emploi 400 000 pêcheurs d’Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, certains ne prennent plus la mer que pour acheminer des candidats à l’immigration vers les îles Canaries.



Cependant, on peut saluer les décisions prises par l'Union Européenne d'avoir interdit le 16 juin la pêche de thons rouges, une frégate pour faire respecter l'interdiction ne sera pas de trop*. Toutefois, l'UE se doit d'agir à longs terme pour préserver le thon rouge, non seulement les quotas sont de 15 àà 30% plus élevés que ceux recommandés par les scientifiques mais le pire, c'est que les pêcheurs passent largement outre ces quotas(2):
Résultat des investigations du commissaire européen : "Nous savons que huit senneurs français ont passé vingt et un jours à pêcher en mer depuis le début de la saison mais n'ont pas déclaré de prise (...). Nous savons aussi que huit senneurs italiens ont déjà dépassé leur quota de 100 % à 240 %." Sur cette base, M. Borg [le commissaire européen à la pêche et aux affaires marines, il est maltais] obtient l'aval des autres commissaires européens pour maintenir sa position : la pêche au bluefin tuna, le thon rouge, doit être suspendue lors du conseil du 24 juin.

L'UE doit continuer de résister face aux lobbys des pêcheurs de thon rouge (3) notamment l'Etat français, elle devrait se préoccuper des autres poissons menacés d'extinctions et supprimer les subventions aux pêcheurs.
Et la situation est urgente (4):
Callum Roberts, spécialiste de la protection du milieu marin à l’université de York (Royaume-Uni), propose de transformer jusqu’à 40 % des océans en refuges permanents afin que les stocks de poissons se reconstituent. D’après lui, une étude réalisée en 2004 estime que le coût annuel d’une telle initiative serait de 9 milliards à 10 milliards d’euros. Un montant qu’il compare aux plus de 22 milliards d’euros par an qui sont dépensés, selon lui, en subventions nuisibles qui encouragent la surpêche. Le cas du banc de Terre-Neuve donne une idée de l’urgence de cette préservation. Malgré le moratoire sur la pêche à la morue en vigueur depuis 1992, on ne voit dans la région aucun signe de reconstitution des stocks. Les scientifiques pensent qu’une fois que les stocks passent au-dessous d’un certain niveau, ils ne peuvent jamais se reconstituer, car tout l’écosystème a changé.

Callum Roberts avait déjà lancé un cri d'alerte en 2003 sur la situation préoccupante de la biodiversité marine en 2003, de nouvelles études avaient montré que 90% des poissons ont disparu des mers et que d'autres espèces étaient menacés car les mesures prises n'étaient pas assez dures (5).
Malheureusement ce ne sont pas les 110 millions d'euros accordés aux pêcheurs français qui vont améliorer les choses puisqu'avec ces subventions, ils ne paieront que 40 centimes le litre contre 75.(6)

Sachez qu'en tant que particulier, vous pouvez agir, la WWF a sortir un guide de consommation du poisson qui
est disponible là: http://www.pourunepechedurable.fr/GUIDE_POISSON.pdf
Ce sont les consommateurs qui imposent leur loi au marché et s'ils plebiscitent des produits issus de la pêche durable, les producteurs et les grandes surfaces seront obligées de répondre à cette demande.
pourunepechedurable.fr est aussi le site français du MSC et je vous invite naturellement à aller signer sa pétition pour la généralisation du label  dans les grandes surfaces, les poissoneries, les restaurants et les cantines.
Vous me direz sans doute qu'une pétition est inutile, certes cela ne sert à rien à première vue mais c'est la seule façon de peser. Plus une pétition rassemble de signataires, plus elle rassemble d'électeurs potentiels.

Enfin, la démocratie n'a pas à céder face à une minorité de casseurs qui spolient le contribuable et détruisent l'environnement. La violence d'un groupe sur un autre pour exercer son pouvoir va tout simplement à l'encontre de la démocratie et des valeurs républicaines françaises.
 (photographies de manifestation de pêcheurs en Poitou-Charente "une colère malsaine")


Maintenant que des subventions ont été accordées aux pêcheurs, les routiers et les agriculteurs s'y mettent aussi or l'Etat français a déjà un defficit collossal. De plus, il y a des priorités autres que subventionner des individus qui détruisent l'environnement: la recherche écologique en premier, le logement, la santé, l'éducation etc...


sources:
(1) "Comment vider la mer de ses poissons", the observer, courrier international n°918 du 5 au 11 juin 2008
(2) "chasse  aux pêcheurs" , le monde, 20 juin 2008
(3)"Bruxelles maintient la fermeture de la pêche au thon en Méditerranée", le monde
(4) the observer, op cit.
(5) "Adieu soles, raies, thons et autres cabillauds ...", the guardian, courrier international n°657 du 5 juin 2003
(6) "Pêche: l'Union Européenne choisit la fuite en avant", Le Temps, courrier international: les titres -27 mai 2008
par Etienne Borocco publié dans : Europe communauté : Le Club des Citoyens
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Jeudi 29 mai 2008
Je voudrais saluer cet excellent édito d'Aloys Rigaut, le président du lymec, les jeunes libéraux qui ose s'attaquer frontalement aux subventions agricoles européennes dans le cadre de la politique agricole commune (PAC)


Whilst EU agriculture ministers are meeting in Brussels today for an emergency debate on the sharp rise in food and agriculture product prices on global markets, European Liberal Youth (LYMEC) wishes to take this occasion to restate its call for a disbanding of the CAP and to underline that the global food crisis only strengthens the case for such a reform.

Aloys Rigaut, President of LYMEC, stressed: 'At a time when EU citizens are all suffering a deep loss of purchasing power with the rise of food prices, it is totally unacceptable that the EU continues to apply very high import tariffs on agricultural products from the rest of the world. With such policy the CAP is not only keeping EU food prices artificially high but also is preventing the agricultural sector of developing countries to mature and grow'.

He then added: 'With global markets booming, it is time for the EU to remove all quota systems and go for a total liberalisation of markets. This increase in food prices should be good news for EU farmers: let them freely respond to that global demand. We don't have petrol but we have a strong agriculture, so for once let's use that competitive advantage!' before adding: 'We strongly believe that market mechanisms can successfully regulate the global demand and supply of food products and we ask for agrarian freedom. The CAP may have been useful to create a competitive EU agricultural sector but it's now time to disband it and let market forces play their role'.

The CAP is going to pay out in 2009 nearly 43 billion Euros (about 32% of the total EU budget) in direct payments to farmers and market-related expenditures, not to mention other subsidies to farmers coming on the EU rural development budget line. LYMEC advocates that that the CAP should be phased out so that the EU Budget can focus on other priorities such as climate change, energy supply, or research and innovation. It has just launched a new campaign entitled: 'CAP is CRAP: EU Budget needs new priorities'.



 

Monday, May 19, 2008 


Traduction:

Alors que les ministres de l'agriculture de l'UE sont en réunion à Bruxelles pour un débat urgent sur l'explosion des prix de l'alimentation et des produits agricoles sur le marché mondial, les jeunes libéraux européens (lymec)

Aloys Rigaut, le président du LYMEC, insiste: "A un moment où les citoyens de l'UE sont en train de souffrir d'une baisse abyssale de leur pouvoir d'achat avec la hausse des prix de l'alimentation, il est totalement inacceptable que l'UE continue d'appliquer des droits de douanes très élevés sur les produits agricoles du reste du monde. Avec une telle politique, la PAC ne maintient pas seulement de manière artificielle des prix élevés de l'alimentation mais elle empêche aussi le secteur agricole des pays en développement de se développer et de croître."

Il a même ajouté: " Avec un marché mondial prospère, il est temps pour l'UE de retirer tous les systèmes de quotas et d'aller vers une libéralisation totale des marchés. Cette augmentation des prix des denrées alimentaires devrait être une bonne nouvelle pour les agriculteurs européens: laissons-les librement répondre à la demande mondiale. Nous n'avons pas de pétrole mais nous avons une agriculture forte, donc pour une fois utilisons cet avantage compétitif!" Avant de rajouter: " Nous croyons fermement que les mécanismes du marché peuvent réguler avec succès la demande mondiale et fournir les denrées alimentaires et donc nous demandons la liberté agraire. La PAC a pu être utile pour créer un secteur agricole européen compétitif mais maintenant, il est temps de la dissoudre et de laisser les forces du marchés jouer leur rôle".

En 2009, la PAC va nous coûter près de 43 milliards d'euros (environs 42% [erreur du communiqué] du budget de l'UE) en subventions directes aux agriculteurs et aux frais liés aux marchés, sans mentionner non plus les aides aux agriculteurs dans le cadre du budget au développement rural. Le LYMEC préconise que la PAC devrait être supprimée progressivement et donc le budget de l'UE pourrait ainsi se concentrer sur d'autres priorités comme le changement climatique, le ravitaillement en énergie, ou encore la recherche et l'innovation.  Nous avons lancé une nouvelle campagne qui s'intitule: "La PAC est une connerie: le Budget de l'UE nécessite de nouvelles priorités"

Lundi 19 mai 2008.
souhaite saisir cette occasion pour réitérer son appel à dissoudre la PAC et souligner que la crise alimentaire mondiale appuie l'idée d'une telle réforme.


C'est sur que le slogan rend mieux en Anglais. Mais venons à des choses plus sérieuses.

La PAC par les subventions aux agriculteurs européens instaure une concurrence déloyale face aux agriculteurs des pays en développement qui n'ont pas de subventions. (voir l'article Toute la vérité sur la PAC).
Non seulement, on leur vend nos produits à très bas coûts et en plus on leur impose des barrières douanières quand ils veulent vendre des produits sur notre sol.
Les subventions vont surtout aux gros exploitants qui produisent de manière intensive.

De plus, les subventions de la PAC ont fonctionnarisé les agriculteurs de l'Union Européenne, les encourageant à produire de manière déconnectée du marché. L'Union Européenne pour lutter contre la suproduction a du installer des quotas seulement avec la croissance des pays émergents, la demande alimentaire a explosé.
Du coup, les agriculteurs européens n'ont pas pu augmenter leur production pour répondre à la hausse de la demande.
Alors que si on aurait laissé faire le marché, les agriculteurs n'auraient pas pu produire plus que ce qu'ils auraient pu vendre, on aurait pu donc éviter la suproduction qu'a vécu l'UE ces dernières années.
Et en plus, les quotas ont rigidifié la production et les agriculteurs n'ont pas pu répondre à la demande croissante.
Le marché permet d'atteindre l'équilibre entre l'offre et la demande si les conditions de concurrence sont respectées.

La PAC est le premier budget de l'union européenne


Alors qu'on donne donne 43 milliards d'euros aux agriculteurs, la recherche européenne notamment en matière d'écologie manque de moyens et que le projet Galileo connait des retards faute de moyens.
Supprimer les subventions n'amènerait pas à la disparition de l'agriculture européenne, bien au contraire.
Nous avons une agriculture compétitive et pour répondre à la demande alimentaire et nourrire toute les bouches d'ici 2050, il va falloir doubler la production agricole mondiale.
Enfin, n'oublions pas de supprimer les barrières douanières non plus.
Ainsi, sans concurrence déloyale et avec le libre-échange, les pays en développement notamment en Afrique pourront développer leur propre agriculture.
Mais il est évident que le marché ne suffira pas à résoudre le problème de la faim dans le monde.

L'agriculture devrait dépendre du du FAO (ou PAM: Programme Alimentaire Mondial) car le problème de l'alimentation n'est ni national, ni européen mais bien mondial. Les pays riches comme les pays pauvres doivent agir de concert pour relever les défis qui attendent l'agriculture demain et surtout développer une agriculture solide dans les pays en développement qui puisse nourrir leur population.
La politique agricole doit donc être abordé aussi sous l'angle du codéveloppement.
Ce problème ne sera pas réglé tant qu'il n'y a pas de consensus au niveau mondial sur les échanges agricoles et le développement de l'agriculture dans les pays en développement.

Cela concerne aussi les pêcheurs, autre problème d'actualité.
Ces derniers non content d'être subventionné et de ne pas payer la TIPP, veulent être exonérés de TVA.
Au final, c'est le particulier qui se fait avoir encore une fois, il paie toutes les taxes sur le carburant et l'exonération de TVA des pêcheurs.
Il faut que les pêcheurs se résignent, le prix du pétrole va augmenter encore dans les prochaines années et le contribuable ne peut pas continuer à subventionner des activités non rentables qui ne relèvent pas du service public. Une bonne partie des pêcheurs français ne sont pas compétitifs et doivent donc accepter de disparaître.
D'ailleurs, le problème des pêcheurs est surtout français, les Anglais qui ont préféré des bateaux plus économes que le chalutier s'en sortent mieux.
Il y a certes les Espagnols et les Italiens mais ils n'arrivent qu'après les Français car si leurs homologues ont un cadeau, ils en veulent un aussi.
Il y a d'autres priorités budgétaires que la pêche mais dans un premier temps, on pourra toujours aider les pêcheurs qui le veulent à se reconvertir.




par Etienne Borocco publié dans : Europe communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 22 avril 2008

Pour se détendre un peu voilà comme dirait ma soeur une chanson type "high school musical version politique".
Je vous propose d'écouter cette chanson simple et sympathique pour l'Europe.

par Etienne Borocco publié dans : Europe communauté : Ouvrez-vous
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Vendredi 23 mars 2007
Le 25 mars, c'est les 50 ans de l'Europe.
Je ne ferais pas d'articles d'anniversaire comme vous pouvez en voir.
Moi, je veux vous faire découvrir des associations qui font je trouve un boulot formidable.
D'abord, je voudrais vous faire parler de Sauvons L'Europe. Cette association a pour but de promouvoir l'Europe et notamment une Europe des citoyens, récemment elle a lancé une pétition pour que le thème de l'Europe soit plus abordé dans la campagne présidentielle (cliqué ici).
Et une autre avec d'autres associations européens qui s'appelle European Citizens Initative. 
Cette pétition-là a pour but de promouvoir le principe suivant qui était inscrit dans le Traité constitutionnel Européen qui est qu'une proposition de loi signée par un million d'européens soit votée par le parlement européen.
Je vous invite à suivre l'action de cette association avec le plus grand soin pour tout le travail qu'elle fait. N'oublions pas que l'Europe est l'avenir, que depuis plus de 60 ans, l'Europe est pacifié et enfin tous les accords commerciaux avec nos voisins européens. Nous avons pu monter des projets formidables comme airbus ou l'Euro. N'oublions pas non plus le programme d'étudiant Erasmus et toute les activités faîtes entre européens.

Et enfin, je voudrais vous parler d'une association qui certes est le mouvement jeune d'un parti européen qui s'appelle l'ELDR, le LYMEC. C'est une association libérale mais qui est très ouverte, cela va du centriste au libéral pur et dur. Elle s'implique beaucoup dans les droits de l'homme, pas seulement dans l'UE et j'ai pu y apprendre des choses intéressantes. Savez-vous que depuis récemment en Russie, il est interdit de comparer les programmes politiques? Du coup, il est impossible de critiquer le gouvernement. Que des élections illégitimes se tienne en Abkhazie?
Lisez l'article ici. L'Abkazhie est une province de Géorgie frontalière à la Russie, il y a un fort mouvement pour le rattachement de cette province à la fédération de Russie.
Une république non reconnue tient des élections où beaucoup des votants ont des passeports russes et où une partie de la population abkhaze ne peut voter. Ce gouvernement illégal se permet aussi d'arrêter des gens alors qu'il n' a nullement le droit de faire ça, le plus inquiétant est qu'il a arrêté trois jeunes organisateurs d'une manifestation pacifique contre ces élections illégales. Le LYMEC a aussi lancé l'opération no visas. Cette pétition et ces manifestations ont pour but d'abolir en Europe les demandes de visas qui sont des procédures lourdes et complexes qui ont un impact négatif sur la mobilité des jeunes sur le continent. Vous pouvez signez la pétition ici.
Le LYMEC a aussi organisé avec l'ELDR et des députés de d'autres groupes parlementaires une pétiton pour que le parlement européen ait un seul siège ( voir mon article ici).
J'apprécie le LYMEC qui est la première organisation jeune européenne avec 210 000 adhérents pour tout son travail pour l'Europe et les droits de l'homme, que cette association continue à s'intéresser à des sujets ignorés par les médias et à dénoncer des scandales dont personne ne parle comme les sessions du parlement européen à Strasbourg qui coûte 200 millions d'euros chaque année ou les procédures de visas dans l'union européenne qui est censée permettre la libre-circulation.  J'aime aussi le forum certes pas très actif mais où plusieurs nationalités se cotoient et où chacun raconte comment est la vie chez soi.

J'aimerais aussi que l'UE ait un nouveau traité constitutionnel. Il est important pour clarifier le fonctionnement des institutions que l'UE ait un traité unique. Il ne pourra pas être très différent du TCE précédent notamment sur la partie III puisque comme l'autre il ne sera qu'une reprise des traités différents notamment celui du traité de Rome. A la limite, il pourra être rédigé de manière moins complexe mais dans le fond, ce sera la même chose.

J'espère aussi que l'UE n'aura qu'un seul représentant au conseil de sécurité, les décisions seraient voté par le parlement européen. Enfin, on aurait une politique européenne commune des affaires étrangères.

Enfin qu'on arrête de critiquer l'euro trop fort par rapport au dollar, celui qui veut diminuer l'euro par rapport au dollar ne sait pas ce qu'il fait. Il fera surtout augmenter les prix et notamment celui du pétrole que l'euro a permis d'amortir. Diminuer la valeur de l'euro causerait une crise économique car la consommation diminuerait et la pauvreté augmenterait aussi avec une forte baisse du pouvoir d'achat.

Puis, j'adresse un grand merci à l'Europe et à tous ces hommes et ces femmes qui l'ont construite.
Merci d'avoir pacifié l'Europe.
Merci d'avoir pu mettre des projets européens en commun.
Merci de permettre la libre-circulation et le libre-échange.
Merci de permettre à nos entreprises de se développer grâce à un marché commun.
Merci de subventionner nos collectivités territoriales et d'aider notre économie.
Merci d'avoir pu former un bloc qui peut se montrer fort et indépendant.
Ce bloc est encore fébrile et il y a encore du chemin à faire mais ensemble on y arrivera.
Il faut vraiment reconnaître le parlement européen et le laisser voter les décisions de politique étrangère, il est le seul organe qui peut faire ça de manière légitime.

Je vous invite donc tous à fêter ce 50eme anniversaire dans la plus grande joie qui soit et penser encore à l'avenir.
par Etienne Borocco publié dans : Europe
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Mardi 23 janvier 2007

Depuis un certain 29 mai 2005, les candidats à la présidentielle rivalisent d’eurosceptisme.

Toutes les institutions européennes sont couvertes de critiques, que ce soit de l’UMP ou du PS. Ségolène Royal comme Nicolas Sarkozy dénonce l’impérialisme de la banque centre européenne et Sarkozy a déclaré « ce n’est pas à Monsieur Trichet de gouverner l’économie de la France ». La seule chose que Monsieur Nicolas Sarkozy a oublié, c’est que la BCE est une banque très bien gérée, elle est appréciée par une grande partie des économistes et son efficacité vient justement du fait qu’elle échappe aux magouilles étatiques.

Ce que l’UMPS oublie aussi, c’est que seulement 60% des inscrits ont voté le 29 mai et qu’au final seulement 33% des électeurs ont voté non. De plus, il y a eu l’arrivée de nouveaux électeurs et le départ de certains.

Ce qui est encore plus condamnable, c’est le populisme vis à vis de l’Europe.

55% de nos exportations sont destinées à l’Union Européenne, couper les liens avec l’UE serait donc suicidaire.

Les médias ont leur part de responsabilité, ils ne s’intéressent en rien à l’Europe et ne font aucun reportage sur le mécanisme des institutions européennes qui auraient pourtant besoin d’être expliquer vu leur complexité, surtout que peu de mondes même dans la classe politique est ignorant sur le pouvoir réel de l’Europe.

Il serait temps d’être moins hypocrite, ce n’est pas sans cesse la faute de l’UE, soit on se plaint de la commission européenne qui intervient trop, soit elle intervient pas assez.

N’oublions pas les grands projets comme airbus qui n’auraient jamais pu naître sans l’Europe, nos entreprises sont insérées dans le marché européen, ce qui leur permet un meilleur développement. Ce n’est pas le seul problème.

  

Parlons encore moins de l’échec du traité constitutionnel européen, la campagne du côté pour le Oui a été un échec à tous les niveaux. Il y a eu un énorme malentendu, le TCE n’est pas une constitution mais un traité qui a pour vocation d’unifier tous les traités européens pour plus de clarté. Ce n’est en rien une constitution, c’est juste un traité unique qui rassemble tout en un pour que le droit européen soit plus simple, en effet, ce n’est pas très pratique de chercher dans 20 traités différents. Surtout qu’on ne sait pas toujours au quel faire référence.

La partie III qui portait à polémique n’était en rien nouvelle, elle ne reprenait que les traités d’avant. Les quelques modifications qu’apportaient le TCE étaient un vote à la majorité au conseil européen et un renforcement du pouvoir législatif européen.

Certains ont condamné le fait que le parlement européen ne peut pas proposer de lois, d’abord dans le droit européen, on parle de directives, et le parlement européen a un rôle consultatif.

Il donne son avis sur la politique de la commission européenne et sur les différentes directives de cette dernière.

L’autre grande réforme du TCE était que le président de l’UE soit élu pour deux ans par le conseil européen et la commission européenne.

Autre inconvénient du TCE, signature du gouvernement turque, cela ne pouvait semer que la confusion au près des électeurs, d'ailleurs celle-ci n'avait aucune légitimité pour signer le traité constitutionnel européen, elle n'est même pas membre de l'Union Européenne.

Mettre un mini traité comme le veut Sarkozy ne veut rien dire, le problème n’est pas tant dans le fonctionnement des institutions européennes mais surtout dans l’éparpillement juridique. Si on doit refaire un autre TCE, c'est obligé qu'il ressemble au moins à 90% à l'ancien.

Un élève ne peut avoir que de bonnes notes que si ses cours sont rangés dans des classeurs avec des intercalaires, si il a des feuilles libres qui trainent dans tous les sens, ça n’ira pas.

C’est la même chose pour les traités avec l’Union européenne.

L’Europe a besoin de nous certes mais nous avons aussi besoin d’elle, l’Union fait la force.

Rappelons-nous des réussites européennes.

 

En parlant de réussite, abordons l’euro. 52% des Français jugent l’introduction de l’euro négative. Il y a de quoi comprendre leur colère, l’inflation a été énorme sur les produits de base notamment sur les produits de base, par exemple le café a grimpé de 120%.

Cette hausse des prix ne seraient pas liés qu'au changement de monnaie.

Voilà un extrait d'une traduction d'un article du journal the independant sur l'europe:

Mais faut-il blamer l'euro? Certainement pas. La monnaie européenne n'a eu que des effets limités sur les loyers (+30% en cinq ans) ou l'immobilier (+90%). Les hausses moins bien vécues (+46% pour le tabac, +19% pour l'électricité) sont imputables à des augmentations de taxes, à la météo ou encore aux lois du marché (+130% pour les pommes de terre). Dans le cas du pétrole, la fermeté de l'euro face au dollar a même atténué pour la zone euro la flambée mondiale des prix.

Par ailleurs, depuis cinq ans, certains commerces (cafés et boulangeries notamment) ont eu la main lourde. Il y a cinq ans, les Français auraient sans doute refusé et comparé les prix; aujourd'hui, ils haussent les épaules et accusent l'euro. Même les deux principales candidats à l'élection présidentielle versent dans la diatribe anti-euro (et anti-Europe). En fait l'euro paie aujourd'hui le prix des vertus exagérés qu'on lui a attribuées lors de son lancement en 2002. Les français comme le maire*  de Mhère°, sont manifestement de plus en plus nombreux à préférer se regarder le nombril.

* En français dans le texte

° Mhère est une ville de Slovénie, depuis que ce pays a adopté l'euro, il est dans la même euphorie que la France en 2001


On touche un autre problème, les vertus exagérées qu'on a attribué à l'euro.

Il était évident que l'euro n'allait pas résoudre tous nos problèmes et que c'était surtout un avantage technique pour nos entreprises. L'euro a pour but de faciliter les échanges entre pays européens, ce qui ne peut nous être que profitable pour dynamiser notre économie.

Le problème du ralentissement économique vient du fait de notre système économique inadapté avec des charges salariales trop lourdes et un marché du travail trop rigide.

Le problème du chômage élevée et du ralentissement économique existait bien avant l'euro. L'euro n'en n'est nullement responsable.


Il est temps que les politiques se prennent en main pour construire un projet européen crédible. Les pro-européens ne doivent pas se décourager, la route est longue et dure mais on y arrivera. Il faut être direct, dire les choses comme elles sont et ne pas refaire les erreurs du passé comme au référendum du TCE.

par Etienne Borocco publié dans : Europe
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Lundi 4 septembre 2006
attention: cet article comporte des erreurs et nécessite une correction, merci de votre attention

On nous fait sans cesse l'éloge du système scandinave: la "flex-sécurité".
On nous rabache les bienfaits de la forte imposition pour permettre un fort système social et notamment le revenu à vie ainsi que la flexibilité qui donne une grande souplesse aux entreprises. Les chiffres qui nous sont donnés sont excellents pour la plus part, ces pays affichent une activité dynamique rayonnante mais qu'en est-il réellement?

La toute première chose que nous pouvons apercevoir est la faible population de ces pays.
En Suède 9 millions d'habitants, Norvège 4,6 millions, Danemark 5,4 millions et Finlande 5,2 millions d'habitants.
La première constation est donc cette faible population, rappellons qu'en France il y a 62 millions d'habitants. Beaucoup d'économistes ont conclu que la première raison du faible taux de chômage dans ces contrées est que la population résidant dans ces pays est peu nombreuses.
Maintenant analysons ces pays un par un. Toutefois avant de comparer, je vous laisse regarder un article sur l'économie français ici.

En premier la Norvège, elle est l'enblème du système scandinave. Ses résultats sautent aux yeux avec un chômage de 2,5% (chiffres de mai 2006), on prévoit une croissance de 3% en 2006.
La Norvège vit surtout de l'exportation des matières premières en particulier du pétrole:
PIB de la norvège par secteur
20% de son PIB environ dépend du pétrole et a notamment un fort service public, on y constate une agriculture et une industrie  lourde en déclin. La Norvège est un pays lointain et a un fort taux d'imposition et n'attire donc pas les investisseurs étrangers sauf les pétroliers.
21,4% du PIB vient des matières premières et 19,6% du service public, au total cela représente 41% du PIB, ce qui est absolument énorme. La production industrielle ne représente que 9,2% du PIB contre 19,6% en France.
On peut conclure que sur la Norvège, l'économie de ce pays dépend avant tout des matières premières, que l'industrie est faible et donc n'a pas une économie très dévellopé.

La Suède, autre exemple florissant du système scandinave cité. Mais déjà quand on regarde les chiffres, c'est moins bon. Le taux de chômage est à 5,4% contre 4,5% au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Le rapport de l'OCDE sur le bilan de l'année 2005 en Suède n'est pas d'un grand optimisme. Le rapport de l'OCDE constate une Suède qui peine un peu et qui n'est pas aussi rayonnante qu'autrefois. Mais la Suède affiche des excédents et non un deficit comme chez nous.
Pour vous faire une idée, eux se fiche comme objectif un excédent budgétaire de 2%, en France on veut ramener le déficit budgétaire à 2%. Les dépenses de l'Etat Sudédois restent élevés 57,6% du du PIB, comme nous allons le voir les dépenses publiques peuvent encore être diminuées et la fiscalité allégée pour rendre la Suède plus attractive. Les jeunes suédois âgés de 18 à 24 ans ne cessent de cumuler CDD à répétition et chômage.
Nous retenons donc d'apprès ce rapport, plusieurs choses:
- congés maladies trop fréquents à cause la trop grande générosité du système
- congés réduisant trop les heures de travail
- l'emploi est à dynamiser. Départ à la retraite trop tôt, difficulté à changer d'emploi et intégration trop tardive des jeunes dans la vie active.
- Argent public mal utilisé dans certains domaines, l'Etat suédois peut mieux faire.
Les collectivités locales ne font pas assez jouer la concurrence ainsi que la sous-traitance, rendant plus coûteux les services publics rendus.
- Le système de santé est à améliorer, certes il reste quand même le meilleur du monde.
L'économie de la Suède reste elle aussi peu dévellopée et dépend beaucoup des matières premières. Regardez ça ici, le lien est très intéressant.
Les richesses minérales et l'énergie hydro-électrique constituent la base de l'économie suédoise et ne cesse d'être revaloriser. Malheureusement, pas toujours au profit de l'industrie.
Je vous donne un lien vers un excellent article du Mises Injstitute qui démonte le myte sudéois ici

Le Danemark, petit pays qui a pour réputation d'être un pays commerçant. C'est l'un des pays scandinaves le plus peuplé, contrairement aux autres il est densemment peuplé à cause de sa faible superficie. Les deux tiers du PNB du Danemark proviennent des services. Le Danemark profite pleinement des recettes du tourisme. Les dépenses de l'Etat danois  sont équivalentes à 53% de leur PIB contre 53,6% pour la France. Le Danemark dépense autant d'argent que la France mais est beaucoup plus compétitif que cette dernière. Tout d'abord, il n'y a aucune différence à travailler dans le public ou le privé, il n'y a aucun avantage à être fonctionnaire et l'efficacité est recherché par les services publics danois. Le code du travail est claire et limpide permettant une réelle compréhension et négociation entre le patronnat et les syndicats représentatifs de la population. Le Danemark est celui qui a les meilleurs prévisions pour l'avenir, tout simplement car son économie n'est pas basée sur les matières premières et qu'il a su s'adapter. Ce rapport de l'OCDE publié le 9 mai dernier montre quelques points noirs:

    - le nombres d'heures travaillées restent faibles pénalisant la production danoise. (37 heures par semaine en moyenne)
    - système des retraites à réformé, trop lourd et pesant pour le contribuables danois. Trop de départs en préretraites qui augmentent les coups du système de répartition. D'ici 2040, un tiers de la population danoise devrait avoir plus de 62 ans, soit l'âge de la retraite là-bas. Et comme le nombre d'heures travaillésest faible et le nombre de congés énormes ( 40 semaines par an  avec tous les congés possibles, maladies, maternité, etc...).  Il faut que l'Etat danois supprime le taux marginal supérieur d'imposition  à 63% qui s'applique à 40% des travailleurs à plein temps.
    - l'Etat danois doit mieux utiliser et renforcer le capital humain. Idem trop de sous dépensés concernant les études, abus des étudiants. Cela incite à l'oisiveté et à quitter le pays une fois le diplôme obtenu. Manque de flexibilité sur le marché du logement.
Même constat que pour la Suède, les dépenses peuvent aussi être diminuées.
Toutefois, le Danemark reste le meilleur exemple du système scandinave avec une économie dévellopée non basée sur les matières première.


La Finlande, déjà par l'apparence peut être répertorié comme un semi-échec. 7,7% de chômage, ce qui reste énorme et le chômage des jeunes restent élevés. Le rapport de l'OCDE indique quand même une croissance de 3% et une inflation de 1% seulement. La Finlande comme le Danemark ne vit pas essentiellement de l'exportation des matières premières, elle vit des services qui représentent 67,5% du PIB et d'un secteur secondaire très fort: 29,6% du PIB.
Voir ici tous les chiffres ici sur la finlande.
Les entreprises finlandaises pour éviter de payer des charges trop conséquentes font venir des employés estoniens qu'elles font travailler au noir. 70% des ouvriers estoniens sont payés au noir. Ce nombre est absolument faramineux.  L'économie finlandaise dépend trop de Nokia, 5% du PIB provient des recettes de Nokia. Les dépenses de l'Etat finnois sont identiques à celle de la France, la libération fiscale est donc le 16 juillet comme nous pour cette année.
La Finlande peut donc baisser ses dépenses publiques et baisser les charges pesant sur les salaires pour diminuer le travail au noir ainsi que le chômage.

Que peut-on prendre à ces pays?
Un anti soc/dem répondra tout simplement rien. Faux, les pays scandinaves ont une très bonne gestion des services publics et les fonctionnaires n'ont pas d'avantages et un statut à part.
Le régime d'allocations chômage est beaucoup plus exigeant envers les chômeurs, il y a une meilleur coopération entre les organismes distribuant les allocations au chômage et ceux qui cherchent l'emploi. Le chômeur se voit obliger de chercher de l'emploi et se voit proposer des offres d'emploi en rapport avec son cursus, au bout de 3 refus les allocations sont supprimés.

Ce qui empêche l'importation de ce système
Tout d'abord, il y a la faible population. Comme la population est beaucoup moindre, cela leur permet d'instaurer un système social qui pénaliserait une nation plus grosse.
Les pays du nord tirent leurs bas taux de chômage en grande partie du manque de main d'oeuvre et que les investissements dans ces pays requierent plus d'emplois qu'il y a actuellement de population. Et encore, la Finlande est bien à 7,7% de chômage.
Cette faible population qui permet un taux de chômage bas est repris là-bas par l'extreme-droite qui fait des scores énormes, 22,1% en Norvège et le parti du peuple danois est parvenu à imposer son agenda à la politique danoise. Les résidants l'ont très bien compris et refusent le multiculturalisme. La législation danoise est une des plus limitatives d'Europe sur l'immigration.
Concernant la Suède et la Norvège, ils vivent surtout des matières premières et malheureusement pour les Norvégiens l'or noir est éternelle et ne doit pas se laisser aller.
Ensuite, les systèmes de retraite par répartition ne peuvent pas survivre au vieillissement de la population, au Danermark en 2040 un tiers de la population aura plus de 62 ans soit l'âge de la retraite là-bas. Il faut donc favoriser la capitalisation et vite pour éviter que ça s'effondre.
En Suède, les jeunes ont une situation très précaires et enchaîne CDD et chômage à répétition, beaucoup de gens sont exclus du marché du travail et les résultats de l'école plutôt médiocres.
Certes, cela concerne avant tout la Suède mais c'est aussi présent dans les autres pays du système nordique.
Ensuite, il y a la mentalité qui va avec. Le système danois compte beaucoup sur le civisme des citoyens, or les Français sont beaucoup trop indisciplinés. Ainsi en réponse à la question:
Pensez-vous qu'il peut être quelquefois justifié de réclamer des transferts publics auxquels vousn'avez pas droit?
88% des Danois répondent jamais contre seulement...
38% des Français!! Un pourcentage qui la situe à la 23eme place des pays classés juste devant la Slovaquie (36%) et la Grèce (22%).
Les scandinaves sont beaucoup plus compréhensifs aux réformes du gouvernement visant à adapter le pays à la situation. Là-bas, les syndicats appuient les réformes des gouvernements visant à assouplir les règles du marché du travail alors qu'en France à peine, on modifie un truc, cela déclenche un grève. Il y a une véritable volonté de la population à faire bouger les choses avec des syndicats représentatifs et pragmatiques. Un exemple, le  Danemark où les règles sur le licenciement sont très souples voir plus qu'au RU ou au Luxembourg sont soutenus par les syndicats. Le gouvernement n'intervient pas et laisse les syndicats et les patrons négocier.
Alors qu'en France, quand il y a une entreprise de 200 personnes qui ferment, on en appelle au gouvernement, là-bas, c'est les syndicats qui négocient.

La conclusion est donc qu'on peut copier sur la gestion du personnel, c'est à dire la recherche de l'efficacité et même si le nombre est important, il y a juste le minimum. Les pays scandinaves nous ont appris qu'on peut améliorer la qualité du service public en dépensant moins.
Les fonctionnaires sont mis dans les mêmes conditions que les employés du privé.
Et enfin, la flexibilité et un code du travail compréhensible permettant de négocier et d'avancer sereinement.
par Etienne Borocco publié dans : Europe
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Jeudi 24 août 2006
Dans cet article, je voudrais pousser un coup de gueule contre la commission européenne. Tout les rachats d'entreprises doivent passer par elles. Les rachats d'entreprises ne concernent que les entreprises elles-mêmes et non les services publics. Ni l'Etat ni l'UE ne doivent intervenir là-dedans, il faut appliquer les principes du laissez-faire. Si des entreprises décident de s'unir pour mieux résister face à la concurrence, c'est leur choix. Les entreprises cherchent à survivre et à faire de l'argent, ce qui contribue à la bonne santé du marché, les interventions de l'Etat par les impôts, les codes du travail rigides et les interventions dans la fusion des entreprises ne peuvent faire que fuire les capitaux et dissuade les investisseurs de venir. Bref, dans l'histoire on ne fait que perdre.

Les acharnements sur les entreprises comme microsoft restent tout aussi scandaleux. Microsoft est tout à fait en droit de vendre les les systèmes d'exploitations qu'elle veut avec windows media player ou pas. Les entreprises sont libre de vendre ce qu'elles veulent, c'est la liberté de vente. L'argument du monopole est certes recevables, microsoft impose en quelques sortes ses logiciels mais rien n'empêche les utilisateurs de choisir. Il existe d'autres logiciels beaucoup plus performant qu'Internet explorer par exemple Mozilla Firefox, il existe aussi d'autres logiciels de vidéo plus performents que windows player par exemple Winamp ou BS etc...
Et ensuite, concernant les systèmex d'exploitation, linux est plus performant que XP et rien n'empêche les contacts entre deux ordinateurs ayant un système d'exploitation différent.
Les amendes sur Microsoft relèvent aussi du ridicule, s'élevant à peine à 600 millions d'euros alors que le bénéfice de cette entreprise est d'environs 40 milliards de dollars par an. Ce n'est qu'une goutte d'eau dans les comptes de microsoft.

La commission européenne essaye de diminuer les Etats trop gros comme la France c'est bien.
Mais ce n'est pas une raison pour violer les principes de laissez-faire, la commission européenne doit  aussi être plus indépendante des Etats membres et prendre des décisions sans subir de pression de qui que ce soit.
par Etienne Borocco publié dans : Europe
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Jeudi 22 juin 2006
A quand une nouvelle Europe?
Sans doute pour longtemps, je pensais qu'il serait plus facile de rénégocier une nouvelle constitution et ben non. Cela s'avère plus qu'impossible.
On y arrivera mais quel perte de temps!

L'Europe est notre avenir, avec la mondialisation nous ne pouvons pas survivre en autarcie, pour résister face aux autres leaders mondiaux qui veulent s'imposer, il est nécessaire de construire une Europe politique. L'Union fait la force, d'ailleurs 55% de nos exportations concernent l'UE, sans l'UE la France serait dans un Etat encore plus lamentable à l'heure qu'il est. Il n'y aurait pas Airbus et de tonnes de projets comme ça, il y a les subventions qui sont scandaleuse certes et il faut lutter contre ça mais sans un petit coup de pouce de bruxelles, nous n'en serons pas là où nous en sommes actuellement.

L'Euro est critiqué, soit disant, il apporte la mauvaise santé économique mais c'est oublier que le Franc était une monnaie minable qui n'a cessé de vivre des crises, l'Ancien Franc a été dévalué pour ne valoir quasiment plus rien, De Gaulles a fait le nouveau France mais à peine plus de dix ans plus tard, il est allé très mal sur les marché boursiers et la France a subi la politique de rigueur de Mauroy, la France s'en est mal sorti et pour qu'elle puisse s'en sortir, il aurait fallu dévaluer une fois de plus.
Ce qui n'est pas le cas de l'Euro, accuser l'Euro de tout nos maux économiques, c'est oublier que la France depuis 1974 est dans une phase de ralentissement économique.

Il est condamnable aussi ceux qui refusent le réalisme et veulent imposer leur vision utopiste de l'Europe. Prenons l'exemple d'Alternative Liberal qui veut inscrire son idéologie dans la constitution, une constitution se doit d'être neutre et de respecter les règles de la démocratie. D'ailleurs, alternative liberale a peut être oublié que les droits de l'homme sont à la base de la constitution européenne. C'est oublier aussi qu'elle met aussi en valeur les libertés économiques, en refusant la nationalisation de tous les services, les NONistes ont interprétés ça comme une obligation de tout privatiser, vive la désinformation. Pour plus de vérité sur ce texte, allez ici.
Les institutions européennes sont complexes et le parlement européen parle presque dans le vide, le fonctionnement de l'UE actuellement est digne d'une dictature. Or le TCE proposait de démocratiser l'UE.

De toute manière, il vaut mieux attendre 2009 pour calmer les esprits, puis si on veut un peu de sérieux dans ce débat, il vaut mieux attendre que 2007 soit passé et que le référendum soit pan-européen. Comme ça tous les citoyens de l'Europe débatteront et voteront en même temps, c'est comme ça que nous aurons un réel débat. Si nous en restons là, les élections européennes ne serviront que de votes sanctions or l'Europe est bel et bien un débat à part. Elle n'a rien à voir avec le mécontentement de la politique mené par le gouvernement d'un Etat-membre.

Le grand défi de demain est la politique étrangère commune de l'UE, nous en avons une dans certains domaines concernant la sécurité comme le nucléaire. La Politique Etrangère de Sécurité Commune (PESC), vous avez peut être entendu parler de Ravier Solana, son président. C'est eux qu'on envoit sur les dossiers complexes, ils font tout mais n'ont rien en retour. Les principaux pilliers de l'Europe se sont eux, n'oublions pas non plus les groupes parlementaires européens comme l'ADLE.
Cette dernière fait d'ailleurs un boulot formidable.


De toute manière, si la constitution devait être modifiér. Ce serait Prodi qui s'en chargerait et il y aurait juste une reformulation.
par Etienne Borocco publié dans : Europe
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Mardi 30 mai 2006
Le 29 mai aura été l'expression de la plus grande incompréhension du peuple envers l'Europe.
Des tonnes d'amalgames auront été faits, pleins de gens ont confondu la directive bolkestein et le traité constitutionnel européen (TCE).
Ce référendum aura été le plus grand bazar du deuxième mandat de Chirac.

52% des votants du non ont voté sanction et 40% car ils la trouvaient trop libéral.
98% des votants du non ne regrettent pas leur choix, toutefois quelques réactions m'ont hérissé les poils surtout ce dialogue à la télé:
"  - J'ai voté non car les gars de l'Est allaient nous piquer notre boulot.
   - Qu'est qui disait dans le TCE qui allait provoquait ça?, dit le journaliste
   - Je ne sais pas, je ne peux pas vous dire mais dans le doute je n'allais pas voter oui"

Bref, on ne peut pas parler d'un NON très glorieux entre ceux qui ont voté non pour sanctionner l'Etat et ceux qui ont voté non à cause de la méconnaissance de traité.
On ne peut donc parler de rejet argumenté et réel de ce traité ainsi que de l'Europe.

L'autre point noir, c'est que le référendum a servi de terrain sur 2007, tout le monde se foutait dece traité, tout le monde voulait voir son adversaire tomber avant 2007.
voir "sarkozy et le non du 29 mai"

Alors que cette constitution européenne était une véritable chance pour nous tous.
Mais bon, les autres pays ratifient.
Pour moi, je pense que la meilleure solution serait un forum paneuropéen.
C'est ce que propose le président européen (le chancelier de l'Autriche).
Cela mettrait un vrai débat, fini les magouilles pour 2007.
Il reste du chemin à faire, si on veut gagner ce référendum mais je crois qu'on peut y arriver.

Au moins personne ne pourra dire quelque chose sur les résultats de ce référendum car les résultats seront représentatifs de la population européenne.
Le problème c'est que les Français risquent de faire échouer le vote pour des raisons qui n'ont absolument rien à voir avec l'Europe.
Je regrette franchement cette atitude de la population envers l'UE alors que c'est l'avenir, l'Euro est quelque chose de formidable et nous avons beaucoup gagné dans l'UE.
par Etienne Borocco publié dans : Europe
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Mercredi 10 mai 2006
Extradons Cesare Batisti.

Je vois déjà les réactions de ceux qui me disent que j'ai aucun respect pour les droits de l'homme.

Dire que je n'ai aucun respect des drots de l'homme est faux et c'est justement parce que je les respecte que je suis pour l'extradition de ce meurtrier italien. Je reviendrais plus tard dans mon argumentaire sur ce point.

Déjà, c'est une affaire italienne pas française donc chacun se mêle de ses ognons. Toute la population française avait trouvé scandaleux que 10 ans après, le Royaume-Uni ne livrait pas le financier des attentats de 1995. Il avait fallu de fortes pressions du gouvernement français pour que son extradition ait lieu. L'affaire Batisti est un cas similaire sauf que là, ça ne relève plus du financement mais du meurtre pure et simple.
Donc si Batisti juge qu'il est en droit d'avoir un nouveau procès qu'il le fasse valoir à la cour européenne des droits de l'homme. En aucun cas, la France a à se mêler de cette affaire.


En 30 ans, on est plus la même personne.

Mais qui a refusé de le livrer dans les années 80? Monsieur Mitterand alors président de l'Etat français. Monsieur Mitterand a fait obstruction à la justice en refusant son extradition. Cette affaire devait être réglé depuis 15 ans au moins.
L'autre point concernant Mitterand est que sa décision est inviolable, mais depuis quand un président doit s'opposer à la justice?
Depuis Monsieur Mitterand, rappellons-nous la séparation des pouvoirs. En aucun cas, le pouvoir exécutif n'a à s'opposer au pouvoir judiciaire.
La décision de cet ancien chef d'Etat n'est donc pas valable.

Dernier point, cet homme rappellons-le est un criminel or il est anormal qu'un criminel court en liberté sans être jugé.
par Etienne Borocco publié dans : Europe
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