Je voudrais saluer cet excellent édito d'Aloys Rigaut, le président du lymec, les jeunes libéraux qui ose s'attaquer frontalement aux subventions agricoles européennes dans le cadre de la politique
agricole commune (PAC)
 Whilst EU agriculture ministers are meeting in Brussels today for an
emergency debate on the sharp rise in food and agriculture product prices on global markets, European Liberal Youth (LYMEC) wishes to take this occasion to restate its call for a
disbanding of the CAP and to underline that the global food crisis only strengthens the case for such a reform.
Aloys Rigaut, President of LYMEC, stressed: 'At a time when EU citizens are all suffering a deep loss of purchasing power with the rise of food prices, it is totally unacceptable
that the EU continues to apply very high import tariffs on agricultural products from the rest of the world. With such policy the CAP is not only keeping EU food prices artificially high
but also is preventing the agricultural sector of developing countries to mature and grow'.
He then added: 'With global markets booming, it is time for the EU to remove all quota systems and go for a total liberalisation of markets. This increase in food prices should be good
news for EU farmers: let them freely respond to that global demand. We don't have petrol but we have a strong agriculture, so for once let's use that competitive advantage!' before
adding: 'We strongly believe that market mechanisms can successfully regulate the global demand and supply of food products and we ask for agrarian freedom. The CAP may have been useful
to create a competitive EU agricultural sector but it's now time to disband it and let market forces play their role'.
The CAP is going to pay out in 2009 nearly 43 billion Euros (about 32% of the total EU budget) in direct payments to farmers and market-related expenditures, not to mention other
subsidies to farmers coming on the EU rural development budget line. LYMEC advocates that that the CAP should be phased out so that the EU Budget can focus on other priorities such as
climate change, energy supply, or research and innovation. It has just launched a new campaign entitled: 'CAP is CRAP: EU Budget needs new priorities'.
Monday, May 19, 2008
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Traduction:
Alors que les ministres de l'agriculture de l'UE sont en réunion à Bruxelles pour un débat urgent sur l'explosion des prix de l'alimentation et des produits agricoles sur le marché mondial, les
jeunes libéraux européens (lymec)
Aloys Rigaut, le président du LYMEC, insiste: "A un moment où les citoyens de l'UE sont en train de souffrir d'une baisse abyssale de leur pouvoir d'achat avec la hausse des prix de
l'alimentation, il est totalement inacceptable que l'UE continue d'appliquer des droits de douanes très élevés sur les produits agricoles du reste du monde. Avec une telle politique, la PAC ne
maintient pas seulement de manière artificielle des prix élevés de l'alimentation mais elle empêche aussi le secteur agricole des pays en développement de se développer et de croître."
Il a même ajouté: " Avec un marché mondial prospère, il est temps pour l'UE de retirer tous les systèmes de quotas et d'aller vers une libéralisation totale des marchés. Cette augmentation des prix
des denrées alimentaires devrait être une bonne nouvelle pour les agriculteurs européens: laissons-les librement répondre à la demande mondiale. Nous n'avons pas de pétrole mais nous avons une
agriculture forte, donc pour une fois utilisons cet avantage compétitif!" Avant de rajouter: " Nous croyons fermement que les mécanismes du marché peuvent réguler avec succès la demande mondiale et
fournir les denrées alimentaires et donc nous demandons la liberté agraire. La PAC a pu être utile pour créer un secteur agricole européen compétitif mais maintenant, il est temps de la dissoudre
et de laisser les forces du marchés jouer leur rôle".
En 2009, la PAC va nous coûter près de 43 milliards d'euros (environs 42% [erreur du communiqué] du budget de l'UE) en subventions directes aux agriculteurs et aux frais liés aux marchés, sans
mentionner non plus les aides aux agriculteurs dans le cadre du budget au développement rural. Le LYMEC préconise que la PAC devrait être supprimée progressivement et donc le budget de l'UE
pourrait ainsi se concentrer sur d'autres priorités comme le changement climatique, le ravitaillement en énergie, ou encore la recherche et l'innovation. Nous avons lancé une nouvelle
campagne qui s'intitule: "La PAC est une connerie: le Budget de l'UE nécessite de nouvelles priorités"
Lundi 19 mai 2008. souhaite saisir cette occasion pour réitérer son appel à dissoudre la PAC et souligner que la crise alimentaire mondiale appuie l'idée d'une telle réforme.
C'est sur que le slogan rend mieux en Anglais. Mais venons à des choses plus sérieuses.
La PAC par les subventions aux agriculteurs européens instaure une concurrence déloyale face aux agriculteurs des pays en développement qui n'ont pas de subventions. (voir l'article
Toute la vérité sur la PAC).
Non seulement, on leur vend nos produits à très bas coûts et en plus on leur impose des barrières douanières quand ils veulent vendre des produits sur notre sol.
Les subventions vont surtout aux gros exploitants qui produisent de manière intensive.
De plus, les subventions de la PAC ont fonctionnarisé les agriculteurs de l'Union Européenne, les encourageant à produire de manière déconnectée du marché. L'Union Européenne pour lutter contre la
suproduction a du installer des quotas seulement avec la croissance des pays émergents, la demande alimentaire a explosé.
Du coup, les agriculteurs européens n'ont pas pu augmenter leur production pour répondre à la hausse de la demande.
Alors que si on aurait laissé faire le marché, les agriculteurs n'auraient pas pu produire plus que ce qu'ils auraient pu vendre, on aurait pu donc éviter la suproduction qu'a vécu l'UE ces
dernières années.
Et en plus, les quotas ont rigidifié la production et les agriculteurs n'ont pas pu répondre à la demande croissante.
Le marché permet d'atteindre l'équilibre entre l'offre et la demande si les conditions de concurrence sont respectées.
La PAC est le premier budget de l'union européenne
Alors qu'on donne donne 43 milliards d'euros aux agriculteurs, la recherche européenne notamment en matière d'écologie manque de moyens et que le projet Galileo connait des retards faute de
moyens.
Supprimer les subventions n'amènerait pas à la disparition de l'agriculture européenne, bien au contraire.
Nous avons une agriculture compétitive et pour répondre à la demande alimentaire et nourrire toute les bouches d'ici 2050, il va falloir doubler la production agricole mondiale.
Enfin, n'oublions pas de supprimer les barrières douanières non plus.
Ainsi, sans concurrence déloyale et avec le libre-échange, les pays en développement notamment en Afrique pourront développer leur propre agriculture.
Mais il est évident que le marché ne suffira pas à résoudre le problème de la faim dans le monde.
L'agriculture devrait dépendre du du FAO (ou PAM: Programme Alimentaire Mondial) car le problème de l'alimentation n'est ni national, ni européen mais bien mondial. Les pays riches comme les pays
pauvres doivent agir de concert pour relever les défis qui attendent l'agriculture demain et surtout développer une agriculture solide dans les pays en développement qui puisse nourrir leur
population.
La politique agricole doit donc être abordé aussi sous l'angle du codéveloppement.
Ce problème ne sera pas réglé tant qu'il n'y a pas de consensus au niveau mondial sur les échanges agricoles et le développement de l'agriculture dans les pays en développement.
Cela concerne aussi les pêcheurs, autre problème d'actualité.
Ces derniers non content d'être subventionné et de ne pas payer la TIPP, veulent être exonérés de TVA.
Au final, c'est le particulier qui se fait avoir encore une fois, il paie toutes les taxes sur le carburant et l'exonération de TVA des pêcheurs.
Il faut que les pêcheurs se résignent, le prix du pétrole va augmenter encore dans les prochaines années et le contribuable ne peut pas continuer à subventionner des activités non rentables qui ne
relèvent pas du service public. Une bonne partie des pêcheurs français ne sont pas compétitifs et doivent donc accepter de disparaître.
D'ailleurs, le problème des pêcheurs est surtout français, les Anglais qui ont préféré des bateaux plus économes que le chalutier s'en sortent mieux.
Il y a certes les Espagnols et les Italiens mais ils n'arrivent qu'après les Français car si leurs homologues ont un cadeau, ils en veulent un aussi.
Il y a d'autres priorités budgétaires que la pêche mais dans un premier temps, on pourra toujours aider les pêcheurs qui le veulent à se reconvertir.
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