Les manifestations de ces derniers jours contre les suppressions de postes dans l'éducation nationale n'auront échappé à personne. Le contexte politique ajoutée à l'explosion d'hormones au
printemps a pour conséquence de nouveaux blocages, toujours et encore comme à chaque printemps.
Les élèves sont contents, ils ne vont pas en cours pour rester chez eux tranquillement ou aller à la manifestation sans être marqué absent.
Ce qui est dramatique, c'est que le blocage ne sert à rien et ne conduit qu'à radicaliser les gens de chaque côté.
D'un côté, les manifestants bloqueurs de plus en plus dur et de l'autre l'UMP et ses sympathisants qui ne voudront rien céder. Le blocage devient donc vite un dialogue de sourd et à force de jouer
au plus con, le gouvernement y gagnera puisque c'est lui qui a le pouvoir.
Revenons aux supressions de postes. L'enseignement et la recherche représente 24% du budget de l'Etat soit la première dépense. Si on veut faire des économies pour combler le déficit de 41,7
milliards d'euros, il faut faire des coupes dans l'éducation nationale surtout que la France est le pays qui dépense le plus dans l'éducation secondaire en Europe sans avoir des résultats meilleurs
que les autres. En plus, le nombre d'élèves diminuent de manière constante depuis quelques années.
Supprimer 11 000 postes fera certes des économies mais il faut surtout réformer l'enseignement français.
Nous devons réfléchir à un enseignement qui soit le plus efficace possible et qui ait donc le meilleur rapport qualité/prix.
Le gouvernement doit cesser d'imposer des mesures de façon brutale sans aucune concertation avec les agents sur le terrain. Gouvernement , syndicats d'enseignants, associations de parents et
d'élèves doivent s'asseoir autour d'une table pour discuter. Rassembler tous les acteurs de l'éducation nationale permettrait de trouver des solutions durables et efficaces aux problèmes auquel est
confronté l'enseignement français.
Le travail ne manque pas: lutte contre l'illétrisme, réforme du statut de l'enseignant, se débarasser des gaspillages etc...
Concernant les heures des enseignants, on peut réfléchir à une plus grande flexibilité horaire pour permettre aux professeurs de choisir combien d'heures de cours, ils veulent faire.
Au passage, ce serait aussi l'occasion pour créer une véritable démocratie lycéenne avec une élection directe des représentants nationaux des lycéens. Il est anormal que l'UNL et la FIDL qui n'ont
aucune légitimité négocient au nom des lycéens.
En tant que lycéens, nous devons avoir un engagement constructif pour faire avancer les choses.
Un engagement dans un syndicat ou au sein d'un parti politique par exemple.
L'action violente et illégale n'a jamais porté ses fruits, les exemples de Gandhi ou de Martin Luther King sont là pour nous le montrer. La situation n'évoluera qu'à long terme à force de
discussions et de propositions.
C'est long, c'est dur et c'est moins marrant qu'un blocage mais c'est la seule façon de faire avancer les choses.
Derniers Commentaires